Un client achète des légumes dans un magasin d'alimentation bio Naturalia géré par le groupe Casino, à Bretigny-sur-Orge
L'économie de la France a rebondi comme prévu au deuxième trimestre après la légère contraction enregistrée au cours des trois mois précédents, montre la première estimation publiée jeudi par l'Insee.
Le produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie de la zone euro a avancé de 0,2% au cours de la période allant d'avril à fin juin, porté notamment par la progression des dépenses des ménages et la reprise des exportations.
Cette progression est conforme aux anticipations des économistes interrogés par Reuters.
"C'est une bonne nouvelle, l'économie française résiste et ça nous conforte dans notre prévision de croissance (de 0,7%) pour l'année", a réagi le ministre de l'Economie et des Finances Roland Lescure au micro de France inter.
"La demande intérieure finale (hors stocks) repart à la hausse : la consommation des ménages augmente légèrement (+0,2% après -0,3%), de même que la consommation des administrations publiques (+0,4 % après +0,3%)", souligne l'Insee.
La contribution du commerce extérieur à la croissance est également positive, ajoute le communiqué, les exportations rebondissant davantage que les importations.
L'économie française s'était repliée de 0,1% au premier trimestre 2026, un coup de frein principalement imputable à la baisse des exportations, et Bercy a revu à la baisse ce mois-ci sa prévision de croissance globale pour 2026, de 0,9% à 0,7%.
La deuxième économie de la zone euro fait face, comme le reste du bloc, à un contexte incertain marqué par les aléas de la guerre en Iran, qui a fait grimper les coûts énergétiques et pèse sur le moral des consommateurs, lesquels voient leur pouvoir d'achat menacé par l'inflation qui en découle.
"Dans le scénario central d'un baril aux alentours de 90 dollars sur la deuxième moitié de l'année, il en résulterait une croissance nulle, ou au mieux très faible, au troisième et quatrième trimestre", estime Sylvain Bersinger, économiste et fondateur du cabinet Bersingéco.
"On va tout faire pour être aussi proche que possible des 5% de déficit" à la fin de l'année, a déclaré Roland Lescure. "On va se battre jusqu'au bout mais ça va être difficile."
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Augustin Turpin et Benoit Van Overstraeten)

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